La capitale bolivienne, La Paz

Publié le par souslesigneduvoyage.over-blog.fr

  Au départ de Copacabana, nous traversons le détroit de Tiquina sur le lac Titicaca. Le bus embarque sur un radeau et nous sur un bateau d'une dizaine de passagers. Etonnament, les moteurs des deux embarcations semblent être identiques! Le trajet vers la Paz se poursuit ensuite à travers l'altiplano bolivien, en traversant plusieurs villages andins. Dans le lointain, on aperçoit les sommets enneigés de la Cordillera Real. La densité urbaine augmente au fur et à mesure que nous approchons de la capitale bolivienne, mais les habitations restent en adobe ou en briques, sans ravalement. Nous arrivons à la Paz en passant par El Alto, quartier animé dominant la ville, qui est situé dans une faille de l'altiplano. El Alto abrite l'aéroport de la capitale, le plus haut aéroport commercial au monde, à une altitude de près de 4000 mètres. A cette altitude, il faut une piste de décollage de 5 kms (contre 3 habituellement) pour compenser le défaut de portance dû à la raréfaction de l'air. Nous descendons ensuite sur la Paz et le bus nous dépose au milieu du quartier touristique.

 

  Notre hébergement se trouve dans une rue populaire, à côté du marché Lanza. Notre quartier nous donne un bon aperçu de la ville, aux rues chaotiques où s'écoule un trafic anarchique, et aux trottoirs étroits peuplés de marchands ambulants. Nous partons explorer la ville et descendons l'avenue El Prado pour arriver vers le quartier plus chic de Sopocachi, autour de la Place de l'Etudiant. Une longue passerelle en zigzags nous permet de monter au mirador de Laikakota, offrant une belle vue sur la ville et son urbanisme désordonné. Les gratte-ciels côtoient en effet les petites maisons de briques à un ou deux étages. Nous passons ensuite à côté du stade, devant lequel se trouve la place de l'archéologie, abritant la reproduction d'une statue du site archéologique de Tiwanaku. Nous ne pourrons pas accéder à la cathédrale en raison d'un barrage policier interdisant tout le quartier. Le lendemain matin, tout est rentré dans l'ordre et il est enfin possible de parvenir à la place abritant la cathédrale et le palais du gouvernement.

 

  Jeff profite du passage dans la capitale pour prendre des cours de musique andine avec un musicien du groupe bolivien Wiphala. Ce groupe tire son nom du drapeau à damier multicolore des Aymaras, civilisation pré-incaïque, dont la culture reste très vivante. La musique des Andes utilise une sorte de flûte de pan compacte, à plusieurs rangées de tubes, que les aymaras appelaient siku et que les espagnols ont rebaptisée zampona. Difficile de souffler dans les tubes quand on a déjà à peine assez d'oxygène pour respirer correctement! Sur les indications du professeur de musique, nous assistons à un concert anniversaire célébrant les 25 ans d'existence des Peas à la Paz. Les penas sont des restaurants où sont donnés des concerts de musique traditionnelle. Au cours de la soirée, de nombreux groupes se produisent, dont les Wiphala. Malheureusement, les discours commémoratifs et la présentation des groupes viennent interrompre sans cesse le spectacle et occupent plus de place que la musique elle-même. 

 

  Dans le sud de l'altiplano bolivien se trouve le Salar d'Uyuni, plus grand désert de sel au monde. Nous prenons un bus de nuit pour nous rendre dans la ville d'Uyuni, à une dizaine d'heures de La Paz.

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