L'extrême nord chilien: Arica

Publié le par souslesigneduvoyage.over-blog.fr

   Une journée et une nuit de bus nous conduisent à Arica, à l'extrême nord du Chili. Les paysages que nous traversons au fil de ces 21h de route sont surtout constitués de déserts. Parsemés de cactus au sortir de Santiago, puis d'herbes rases et finalement exempts de toute végétation. Un mélange de sable et de cailloux qui se teinte d'ocre orangé au coucher du soleil. Quelques oasis émergent du désert aux rares endroits où il y a de l'eau. Signes de vie rassurants dans ces étendues solitaires.

 

   Nous arrivons au matin à Arica, au bord de l'océan Pacifique. C'est dimanche et la ville est bien calme. Dans le centre, les grilles des boutiques sont baissées. Seuls quelques marchants ambulants promènent leurs étales. La chaleur est écrasante et nous sommes heureux de trouver une terrasse en cette fin d'après-midi pour savourer une bière fraîche.

 

 

   Les jours suivants, nous partons découvrir la ville. Sur l'avenue du bord de mer, se déroule l'inauguration militaire d'une statue. Tous les corps de l'armée chilienne sont présents. Nous assistons un moment au cérémonial: défilés, discours, hymne national et hissage de drapeau puis prenons la route du port de pêche. Des colonies de pélicans et de lions de mer se prélassent au soleil sur les rochers près des pontons. Un spectacle exotique amusant. Des petits restaurants de poissons et fruits de mer sont amarrés au port. Nous dégustons la pêche du jour sur une terrasse au ras des flots, avec vue sur les bateaux colorés et parfois un lion de mer ou un pélican qui passe par là.

 

   L'ascension de la petite colline d'El Morro nous permet d'admirer une belle vue sur Arica. La ville est immense: les maisons de ses 175500 habitants s'étendent à perte de vue à partir des plages du bord de mer. Au sommet du Morro se trouve un monument commémoratif de la guerre du Pacifique. Un petit musée militaire retrace cette partie de l'histoire où le Chili et le Pérou se disputaient les frontières à cet endroit.

 

  Nous prenons un taxi collectif pour le Pérou, dont la frontière n'est qu'à une vingtaine de kilomètres d'Arica en traversant le nord du désert d'Atacama.

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