Santiago, la capitale chilienne

Publié le par souslesigneduvoyage.over-blog.fr

  Nous assistons au lever du soleil depuis notre bus qui nous conduit en direction du Chili. Nous sommes brutalement tirés de la torpeur par une annonce nous informant que le bus va faire une escale d'une heure à Mendoza. Nous allons devoir quitter le bus et attendre dans la fraîcheur matinale qu'il revienne nous chercher. Nous quittons finalement Mendoza, dont nous n'aurons vu que le terminal de bus. La route serpente entre les vignobles avant de partir à l'assaut de la Cordillère des Andes. Nous traversons les paysages riches en couleurs de l'Aconcagua pour arriver finalement au poste frontière, en pleine montagne. Deux heures plus tard nous arrivons au terminal de la capitale chilienne.

 

  Nous avons choisi un hébergement près du centre de Santiago, dans une rue qui a attiré notre attention sur le plan. Dans des villes où toutes les rues composent d'immenses quadrillages, celle-ci esquisse une forme de S. Cette rue est effectivement très surprenante et constitue presque un retour dans le temps, en marchant sur ses pavés, au milieu de bâtiments de style parisiens. L'hotel est lui aussi un voyage dans le temps avec des parquets et boiseries qui sentent bon la cire et des salons répartis le long des couloirs. 

 

 

  Nous partons à la découverte de la ville. Nous grimpons au sommet du parc de la colline Santa Lucia, qui offre un beau panorama sur le centre de la ville tout proche. Ce parc est un ensemble de jardins et bâtiments somptueux, d'inspiration européenne. Les premiers pas dans Santiago donnent ainsi l'image d'une ville beaucoup plus aérée et verte que Buenos Aires, que nous venons de quitter. De plus, on reconnaît des sources d'inspiration dans l'architecture des bâtiments, qui librement adaptées, donnent à la ville un côté à la fois familier et singulier.

 

  Nous continuons la marche vers la montagne San Cristobal qui domine la ville du haut de ses 880 m. Un vieux funiculaire permet de se rendre au sommet d'où le panorama sur la ville est grandiose. Au dessus de ce belvédère se trouve le sanctuaire de l'Immaculée Conception, dominé par une statue de la vierge. Nous redescendons par un sentier en plein soleil, croisant des groupes d'adolescents, sac de courses à la main qui vont sûrement aller pic-niquer sur le flanc de la montagne.

 

  La visite du centre ville est assez rapide. Le palais de la monnaie que nous voulions visiter est en cours de restauration à la suite du grave séisme qui a touché le pays en 2010. Nous pouvons cependant visiter le musée d'art précolombien qui contient de belles collections sur les cultures pré-hispaniques de la Cordillère des Andes. Au Chili, terminées les Places San Martin qui constituaient le centre des ville argentines, ici elle s'appelle la Place d'Armes. Nous y prenons un café et chose surprenante, ici, quand on prend une consommation en terrasse, il faut quand même payer un droit d'accès aux toilettes...

 

  Les cartes postales que l'on trouve dans les magasins de souvenirs de la ville vantent les richesses naturelles du pays. On a l'impression de trouver les mêmes photographies qu'en Argentine, seuls les noms des sites changent. C'est un peu comme si la Cordillère des Andes constituait un miroir entre les deux pays. Ayant déjà bien sillonné l'Argentine, nous décidons de ne pas nous attarder au Chili. Nous mettons le cap vers le nord, destination Arica, dernière ville chilienne avant la frontière péruvienne.

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