Au coeur de la région des lacs: Bariloche

Publié le par souslesigneduvoyage.over-blog.fr

Rues de Bariloche Bariloche, ville dont nous avons tant entendu de bien s'avère décevante au premier abord. L'accueil n'est pas à la hauteur de nos attentes, au vue de ce que nous connaissons de l'Argentine jusqu'à maintenant. Nous arrivons vers midi au terminal de bus et nous rendons directement à l'office du tourisme principal pour trouver un hébergement. Après avoir patienté dans une longue file d'attente dans une ambiance surchauffée, nous somme reçus par une employée peu amène qui nous oriente vers un hébergement complet... Heureusement la liste des casas de familia est à jour et Jeff nous trouve une chambre sympa "chez Nilda", sur les hauteurs de la ville. La maison est une véritable arche de Noé, refuge pour chats et chiens plus ou moins en forme. 

 

Nous parcourons le Centro Civico, cœur de la ville. Le musée de la Patagonie est particulièrement attractif pour nous qui venons d'en découvrir de nombreux trésors ces dernières semaines. La faune, la flore, l'histoire des indiens et des colons y est particulièrement bien présentée. Une visite des plus intéressantes.

 

Les jours suivants, nous partons à la découverte des alentours. Bariloche est située au bord du lac Nahuel Huapi parsemé de multiples îles et entourée de forêts verdoyantes. Le parc Nahuel Huapi se révèle cependant peu accessible pour nous qui ne souhaitons pas faire de randonnée sur plusieurs jours. La majorité des balades exige au moins une nuit de camping, et nous ne sommes pas équipés pour... Nous choisissons donc de nous déplacer en transport en commun (collectivos) pour visiter quelques sites naturels proches.

 

Jeff a la Colonie Suisse La première destination est Playa Bonita, pour un pic-pic face à l'île Huemul. Nous prenons ensuite la direction de la péninsule de Llao Llao en vue de parcourir partiellement le Circuito Chico. Le bus nous dépose à l'embarcadère pour l'Isla Vistoria, réputée pour sa forêt d'Arrayans. Les Arrayans sont des arbres couleur cannelle, en voie de disparition. Sans effectuer la traversée vers cette île, nous traversons une petite forêt d'Arrayans dans la péninsule Llao Llao. Les sentiers sont bordés de bambous créant un tunnel immense en retombant de part et d'autre. Une impression de décor de conte de fées... Nous abordons plusieurs étendues d'eau, lac et baie, avant d'atteindre la Colonie Suisse. Il s'agit d'un village aujourd’hui essentiellement dédié au tourisme qui tient son nom des premiers colons suisses. Nous y arrivons en stop après quelques kilomètres de piste. Malgré ses hébergements divers et variés et ses multiples restaurants, la Colonia Suiza est une bonne surprise! Nous trouvons une parilla (barbecue) tranquille et ombragée où déguster un sandwich chaud accompagné d'une bière fraîche des plus réconfortants. Le petit marché d'artisanat tout près est typique.

 

Cerro Leones Nous n'allons pas plus avant dans l'exploration de l'ouest de Bariloche à cause de l'insuffisance du réseau de transport en commun. Il n'est en effet pas très développé et les correspondances sont laborieuses. D'où le stop pour rejoindre la Colonie Suisse le jour précédent... A l'est de la ville, le réseau n'est pas plus alimenté. Nous optons donc pour une excursion en minibus au départ du centre ville pour visiter les Cavernes du Vieux Volcan, dans le Cerro Leones. Les Cavernas del Viejo Volcan sont un ensemble de grottes qui furent habitées par différents groupes ethniques il y a des milliers d'années. La grotte principale est la plus impressionnante. Pour y entrer, il faut passer par une ouverture large de 40 cm et haute d'environ un mètre. Un petit lac souterrain se trouve au fond de la grotte. A l'extérieur des grottes, on peut aussi deviner quelques peintures rupestres. "Deviner" est presque un mot trop fort tant les dessins sont difficiles à discerner. Notre guide en fait apparaître quelques-uns en versant de l'eau sur la paroi, mais même alors, il faut de l'imagination pour les discerner.

 

Conducteurs ramenant de l eau Nous quittons Bariloche sous un soleil de plomb. Le bus qui nous emmène vers Junin de Los Andes, à seulement 3h de route, peine à arriver. Une alarme se déclenche de façon intempestive pendant quasiment tout le trajet. Nous finissons par comprendre qu'il s'agit d'un problème de fuite d'eau quand le bus s'arrête au bord d'une rivière et que nous voyons les conducteurs sortir avec des jerricanes... C'est à ces petits détails qu'on se rend compte que la France est loin!

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